Le chemin sera encore long pour réconcilier les chercheurs et les entraîneurs

Je reste interrogatif devant les protocoles de beaucoup d’études, comme à la lecture de leurs conclusions. Protocoles, analyses statistiques et conclusions qui me semblent très souvent démontrer une non prise en compte de ce qu’est l’entrainement de haut niveau, des efforts et surtout des cinétiques des effets différés cumulés associées.
 
L’expertise-métier reste selon moi un pré-requis déterminant majeur pour concevoir des protocoles en phase avec les réalités du monde sportif, qui plus est de haut niveau, avec une fréquence d’entrainements importante. Cela détermine également la pertinence des outils statistiques.
 

L’étude

Internal training load and its longitudinal relationship with seasonal player wellness in elite professional soccer.
Clemente FM, Mendes B, Nikolaidis PT, Calvete F, Carriço S, Owen AL.
Physiol Behav. 2017 Oct 1;179:262-267. doi: 10.1016/j.physbeh.2017.06.021. Epub 2017 Jun 28
 
Monitoring internal training load has been extensively used and described within team sport environments, however when compared to internal physiological measures such as heart rate (HR) and rating of perceived exertion (RPE), the literature is sparse.
 
The primary aim of this investigation study was to assess differences of playing position on ITL, session-RPE and wellness across two different training microcycles (1 vs. 2 competitive games), in addition with examining the relationship between ITL and Hooper’s Index across an entire season.
 
Thirty-five professional soccer players from the Portuguese premier league participated in the study (25.7 ± 5.0 years; 182.3 ± 6.4 cm; 79.1 ± 7.0 kg).
 
Analysis of variance revealed higher values of DOMS (Means(M): 3.33 vs. 3.10; p = 0.001; effect Size (ES) = 0.087), fatigue (M: 3.18 vs. 2.99; p = 0.001; ES = 0.060) and HI (M: 11.85 vs. 11.56; p = 0.045; ES = 0.034) in 2-game weeks compared with 1-game weeks. Correlation between ITL and HI levels found significant negative correlations between ITL and DOMS (ρ = − 0.156), ITL and sleep (ρ = − 0.109), ITL and fatigue (ρ = − 0.225), ITL and stress (ρ = − 0.188), and ITL and HI (ρ = − 0.238) in 2-game weeks.
 
Results from 1-game microcycle only highlighted negative correlations between ITL and stress (ρ = − 0.080). It was concluded from the study that greater fatigue potential, muscle soreness, stress and ITL was significantly more apparent within a 2-game microcycle.
As a result, care should be taken when planning the lead into and out of a 2-game fixture microcycle highlighting key specific recovery strategies to damped the increased stress effect. Additionally, the potential utilization of squad rotation strategies may be a positive approach with aim of managing the fatigue effect.
Que peut-on dire ?
« L’effect size », la taille d’effet, coté « statistique ».

La valeur test est très sensible à la taille de l’échantillon. Sur les grosses volumétries, les valeurs test prennent des valeurs très élevées, indiquant systématiquement des écarts « significatifs ». La valeur test dépend de la taille absolue du groupe et non de sa taille relative.

La taille d’effet est une mesure descriptive qui ne permet pas à elle seule de porter un jugement sur la significativité de l’écart entre les moyennes. Il est donc préférable d’employer la taille d’effet que lorsqu’on a déjà démontré que la différence de moyenne entre les groupes est significative.
Dans ce contexte, cela veut dire que la différence entre les moyennes de groupe n’est pas le fruit du hasard. Le d de Cohen indique la force d’un effet hypothétique. Encore faut il démontrer que cet effet existe vraiment. Afin de savoir si l’écart de moyenne entre deux sous-groupes d’une population est le fruit du hasard, on emploie un test statistique, comme un test t, ou, lorsque la population n’est pas distribuée sur une courbe normale, un test de Kolmogorov-Smirnov.

Pour ceux que cela intéresse voici deux références qui peuvent vous intéresser, par des experts du domaine:

« L’effect size », la taille d’effet, coté « entraînement »

La taille d’effet est une mesure descriptive employée pour indiquer la taille de l’effet, qui correspond ici à la différence entre deux moyennes, divisée par l’écart-type (d de Cohen).

Et alors ?
L’écart type est une mesure de la dispersion d’une variable aléatoire. Il est une mesure de dispersion de données. Un écart-type élevé indique que les valeurs sont très écartées les unes des autres.

C’est là que les interrogations commencent à pointer le bout de leur nez car les réactions de l’organisme à l’effort ne sont pas linéaires. Elles ne le sont jamais.

Elles sont le plus souvent non linéaires, non monotones.

Elles oscillent de manière sinusoïdale selon des périodes et des amplitudes variables sous l’effet des efforts que le sportif fait mais aussi du contexte dans lequel il les fait et selon ses capacités affectives, cognitives, spirituelles du moment. Ce sont des oscillations harmoniques amorties.

L’homéostasie, la chronobiologie montrent que les éléments constitutifs de notre corps varient beaucoup selon des périodicités ultradiennes, circadiennes, infradiennes mais aussi en réaction à des stimuli de différentes natures dont font partie les contenus d’entrainement.

Vous pouvez le constater sur ce graphique, les pressions artérielles diastoliques et systoliques varient beaucoup entre 8h00 et 20h00. De 130 mmHg à 200 mmHg pour la pression artérielle systolique.

Utiliser la taille d’effet sans avoir objectivé ces différents stimuli peut interroger. Personnellement cela m’interroge beaucoup.

D’autant que ces adaptations sont par nature transitoire et évolutives. Il suffit de lire les études sur le désentrainement pour en mesurer l’importance.

Bien connaitre les réactions « normales » de l’organisme, mais aussi les réactions de l’organisme aux efforts répétés chez le sportif de haut niveau sont donc un pré-requis très important pour choisir ses tests statistiques car sinon vous trouverez toujours un effet.

Je ne peux pas adhérer à cette conclusion.

« … care should be taken when planning the lead into and out of a 2-game fixture microcycle highlighting key specific recovery strategies to damped the increased stress effect. »

« It was concluded from the study that greater fatigue potential, muscle soreness, stress and ITL was significantly more apparent within a 2-game microcycle. »

Premièrement, ce n’est pas du tout ce que nous trouvons avec les équipes de football professionnelles avec lesquelles nous travaillons. Pas plus avec les équipes de basket, de volley, de handball et de rugby qu’ils s’agissent de femmes ou d’hommes.

Regardez les graphiques de cette équipe de football professionnelle. Cinq matchs en dix-sept jours.

Les cotations du cinquième match à domicile sont sensiblement plus hautes car l’adversaire avait fait des choix tactiques visant à obtenir le match nul. Cela se mesure bien avec les marqueurs liés à l’activité.

Les douleurs ? Regardez.


Pourquoi je n’adhère pas donc ?

Simplement parce qu’il y a deux manières pour améliorer la récupération, la capacité à echaîner les efforts:

1- s’entrainer beaucoup, toujours plus toujours mieux pour la compétition, l’enchaînement de compétitions sont perçus comme « faciles », à tout le moins surtout pas « difficiles ».
2- favoriser un retour rapide aux valeurs dites « normales » par utilisation de techniques bien connues à l’efficacité parfois en cours de validation scientifique. Il s’agit de l’hydratation en quantité suffisante, des massages, des contrastes thermiques …

S’entrainer plus est le moyen le plus efficace, surtout pour maintenir un niveau élevé de capacité de performance toute la saison.
Les techniques de récupération additionnelles seront plus utiles pour des événements ponctuels (tournois). L’erreur serait de les utiliser comme moyen pour mieux récupérer au cours de la saison. Car vous vous installeriez dans des logiques de sous entrainement.

Personnellement, les saisies de 15 marqueurs de tous les sportifs professionnels de sports collectifs (plus de 200) montrent que l’enchainement des matchs n’est pas ce qu’ils perçoivent comme plus fatiguant, plus stressant, plus douloureux. Au contraire.

Très certainement, parce qu’ils y ont été préparés avec efficacité. Le mérite en revient aux staffs et aux joueurs d’avoir compris que pour récupérer plus vite, pour enchainer mieux les efforts, il faut s’entrainer toujours plus et avoir une période de préparation beaucoup plus difficile que celle de compétition.

Cela ne reste que mon avis

Les multiples dangers de la charge d’entrainement

Il n’est jamais inutile de rappeler deux préceptes :

– corrélation n’est pas causalité
– comparaison n’est pas raison

Je suis toujours aussi surpris par cette logorrhée scientifique sur la charge d’entrainement. Elle est devenue depuis quelques années le concept à la mode, l’outil incontournable. On lui fait dire n’importe quoi, on l’accuse de tous les maux. Cela en est devenu risible.
Pour quelques chercheurs, c’est même devenu un business. Ils vendent leur « outil » soi-disant validé scientifiquement, en survantant leur capacité à réduire le risque de blessure. Ils manipulent les entraineurs en agitant le chiffon rouge, en surfant sur leur peur des blessures.
C’est affligeant. Le peur de la blessure est devenue un objectif plus important que la capacité à performer. Le monde à l’envers.

Dans sa forme la plus simple, la charge d’entrainement est le produit de la durée par l’intensité, originellement d’une « quantité » par une « qualité ». C’est une référence non masquée à la relation intensité-durée qui détermine les parts relatives des métabolismes de resynthèse de l’ATP.

Dans notre exemple, l’intensité est mesurée avec une échelle visuelle analogique, sans texte, ni marque, ni icônes.

Les plus habiles l’ont déjà observé, la charge d’entrainement varie dans la grande majorité à l’instar de la durée. L’intensité, notamment dans les sports collectifs étant bien plus une constante qu’une variable. Des raisons culturelles expliquent cela, mais surtout des considérations caricaturales sur les effets des hautes intensités sur les blessures. Il ne faut pas oublier que beaucoup d’entraineurs pensent que faire des exercices intenses cause plus de blessures que faire des exercices peu intenses. Pourtant le nombre de blessures musculaires en matchs est plus faible comparativement aux entrainement, lorsque l’on regarde le nombre d’efforts faits à hautes intensités. Corrélation n’est pas causalité !

La charge n’est le plus souvent qu’une durée.

Pour nous qui suivons de nombreuses équipes, de nombreux sportifs, la durée conditionne la charge d’entrainement  dans 90% des situations (c’est d’ailleurs ce qui nous a amené à l’abandonner au profit d’autres marqueurs.)

Quoi qu’il en soit, prévoir les effets des efforts reste une compétence incontournable qui conditionne la capacité à performer comme la capacité à réduire le risque de blessure.

Regardez les graphiques hebdomadaires de notre équipe de sport collectif professionnel en période de préparation.

Les durées hebdomadaires varient. Même beaucoup :
– 16h en S34,
– 22h en S35,
– 12h en S36,
– 18h en S37,
– 14h en S38

Que pouvons nous-constater ?

1- Les variations de durées n’induisent pas de variations idoines de fatigue, de dynamisme et de récupération.
2- La fatigue, le dynamisme et la récupération semblent suivre les mêmes tendances, qui semblent elles bien plus en relations avec l’intensité moyennes (cf graphique 1)
3- L’augmentation importante de la durée en S35 n’a pas été accompagnée  d’une augmentation de la fatigue en S35 ni S36. De même pour l’augmentation en S37.

Vous voyez où je veux en venir ?

1- L’intensité est le stimulus principal. Il est le facteur qui mobilise le plus les ressources, qu’elles soient physiologiques, musculaires, cognitives, affectives … Plus vous élevez l’intensité, plus vous activez l’organisme.
1 bis – Pratiquer des intensités d’entrainement à des niveaux différents de ceux des matchs diminuera votre capacité à performer car vous ne préparez pas vos joueurs aux efforts des matchs, et augmentera donc beaucoup le risque de blessures.
2- La durée est un « amplificateur ». Mal utilisée, elle catalyse le niveau d’activation au point d’activer trop fort, ou trop longtemps, avec les risques inhérents que sont les baisses de performances et l’augmentation du risque de blessures.
2 bis –  Un volume hebdomadaire insuffisant sera un catalyseur encore plus important. Chaque stimulus risquant de dépasser les capacités du sportif.

Dans notre exemple

Le coach a très bien géré. Il aurait pu monter le volume en S36. C’est d’ailleurs ce qui se fait classiquement (la fameuse pyramide). Il a préféré baisser de manière importante le volume. Cette baisse a favorisé les adaptations de l’organisme. Elle lui a permis d’assimiler le travail fourni en S34 et S35.
Cette baisse lui a permis de remonter le volume en S37 et S38.
In fine, le volume global sur les cinq semaines est important avec des niveaux de fatigue, de dynamisme, et de récupération propices à un travail technique et tactique profitable.
Il est certain qu’une hausse en S36 aurait vu le nombre de blessures augmenter. C’est le constat que nous faisons systématiquement.

Le coach a bien mis en oeuvre le principe de variété.
Principe qui, pour rappel, est basé sur les oscillations sinusoïdales qui caractérisent le fonctionnement de notre corps. Oscillations que l’homéostasie et de la chronobiologie mettent en évidence notamment. Dans son cas, le coach a su trouvé la bonne période de l’oscillation.

Une autre approche de l’entrainement.

Une approche stratégique qui ne se centre pas sur la charge mais sur les relations entre les efforts et les effets pour mettre le sportif dans une zone d’activation optimale pour développer la maitrise technique et la maitrise tactique.

 

Quand tu ne maitrises pas parfaitement les principes séculaires de l’entrainement (3)

Tu peux dire des propos irréalistes

L’article original : Matthew J. Cross, Sean Williams, Grant Trewartha, Simon P.T. Kemp, and Keith A. Stokes. The Influence of In-Season Training Loads on Injury Risk in Professional Rugby Union. International Journal of Sports Physiology and Performance, 2016, 11, 350-355

L’article traduit en français : « http://www.kinesport.info/Influence-de-la-charge-d-entraine… »

Conclusion : This study is the first to show an association between training load and risk of injury in professional Rugby Union. Players were at an increased risk of injury if they had a high one week cumulative load or a large week-to-week change in load. A ‘U- shaped’ association between four-week cumulative loads and injury risk was identified. The ‘high intermediate’ quartile of four-week cumulative load 5932 to <8651 AU (in a practical sense, the lower limit of this range equates to around four weeks of average in-season training load) would appear to be beneficial in reducing injury risk in this population. These measures should therefore be individually monitored in professional Rugby Union players, as a potential means of informing risk reduction strategies in this setting. »

Non, non, et encore non !

Les auteurs négligent deux choses essentielles

1- La périodisation hebdomadaires des charges

C’est-à-dire comment sont distribués DANS LA SEMAINE les volumes et les intensités, du lundi au dimanche. Si les charges sont placées les 4 premiers jours suivies de 3 jours de repos, ce n’est pas la même chose que si tu as une journée de repos et 6 jours d’entrainement. Idem dans la gestion du biquotidien.

2- La compétence du staff à proposer des contenus réellement adaptés aux capacités du moment du sportif

C’est toujours complexe dans les sports d’équipe, qui plus est dans les sports de contacts.

Ces paramètres sont pourtant les deux facteurs les plus accidentogènes, surtout dans le rugby.

Accuser la charge d’entrainement hebdomadaire, ses variations, d’être à l’origine des blessures, c’est ne pas voir les causes réelles.
C’est confondre corrélation et causalité.
C’est accuser les lunettes de soleil portées sur une plage d’être responsables des coups de soleil parce que simplement plus elles sont sortie, plus il y a de coups de soleils. Alors que plus les personnes en portent signifie qu’il a beaucoup de soleil et qu’elles devraient être plus vigilantes pour se protéger, ce qui n’est pas toujours le cas.

C’est donc surtout montrer que l’art d’entrainer n’est pas maitrisé

Et c’est dramatique :

1- Car un entraineur non averti aux subtilités des études scientifiques peut être « enduit » d’erreurs et modifier ses pratiques au préjudice de ses sportifs.
2- Parce qu’il y en a pléthore de ces études « surprenantes »

Quand tu ne maitrises pas parfaitement les principes séculaires de l’entrainement … tu fais des études aux protocoles et conclusions « surprenants »
Pauvres entraineurs, vous n’êtes pas aidés dans la quête de réponses simples à vos interrogations

Quand tu ne maîtrises pas parfaitement les principes séculaires de l’entrainement (2)

… tu as besoin de TrainingLoad Pro, et/ou d’un tableur.

Voici le tableur (amélioré) que je donne aux étudiants pour apprendre à planifier, à programmer, à périodiser.

Bien évidemment, comme tout outil, cela facilite et accélère les calculs, mais cela ne vous dit pas si c’est pertinent.

Si vous avez les connaissances minimales, ce tableur vous aidera grandement à pouvoir vérifier les principes séculaires.

Il vous suffit de remplir les zones bleues.
Accessoirement vous verrez aussi quelques fonctions intéressantes (centile(), decaler(), calcul d’une moyenne mobile exponentielle …)

Vous y trouver les calculs des moyennes mobiles, des déciles, du TSB, du ACWR, de la CPQ … les graphiques associés …

Le lien pour le télécharger : www.trainingloadpro.com/…/Planification-TrainingLoadPro.xlsx

Une première partie de préparation d’avant saison réussie ? C’est faisable.

Concevoir la planification, la programmation, et la périodisation avec le Score de Capacité à s’Adapter, c’est vraiment une autre approche.

C’est DU PILOTAGE PRIORITAIREMENT « PAR LES EFFETS CUMULÉS DIFFÉRÉS » ET LEUR NIVEAU D’ACTIVATION POUR LE SPORTIF, et non pas comme on le constate presque toujours aujourd’hui « par les efforts » (la charge externe) ou « par un effet immédiat » sur un marqueur.

On détermine les effets attendus pour chaque « marqueur » de la capacité de performance (les objectifs -> planification), aux différentes périodes (-> périodisation) ce qui permet de programmer (choisir les méthodes et les contenus).

Les ajustements et calibrages se font, si nécessaire, alors quotidiennement en fonction des hauteurs et des variations des valeurs de effets réellement produits. C’EST LÀ QUE LE SCORE VOUS AIDERA BEAUCOUP.

Ce suivi quotidien permet d’identifier les stratégies les plus efficaces.

Vous le comprenez, cela signifie que la grande majorité des contenus peuvent donc être utiles et utilisables.

Si vous avez déterminé les objectifs avec précision, il vous suffit ensuite d’être un chef d’orchestre virtuose pour manager les variables spatiales (les distances), temporelles (les durées) , événementielles (les actions, les mouvements à réaliser) et humaines (le nombre de personnes) afin de faire passer le sportif de son comportement actuel vers celui qui est attendu, aux différentes étapes de son processus d’entrainement.

Vous aurez alors un outil d’aide pour décider de vos contenus de séances et les placer aux bons moments.