Les deux conseils du jour pour les sports collectifs

En période de préparation , garde-toi bien de :

1- mettre le « pic » d’activation plus de 2 semaines après la reprise.
2- ne pas avoir de « pic » d’activation significativement plus haut qu’une semaine de compétition.

Sinon …

Charge externe vs charge interne ? Ni l’un ni l’autre

Que nous pouvons les lire souvent ses expressions. Elles sont incontournables dans le monde de l’entraînement.

LA CHARGE EXTERNE ?

C’est l’expression numérique d’efforts vu sous l’angle « physiologique », sous l’angle « mécanique », sous l’angle « neuro-musculaire », que vous demandez aux sportifs, exprimés le plus souvent en valeurs objectives : pourcentage de vitesse, de répétitions maximales, de fréquence cardiaque …

LA CHARGE INTERNE ?

Ce sont les effets. C’est ce que coûte l’activité pour celui qui la pratique. Elle s’exprime aussi en valeurs objectives, mais elle s’exprime beaucoup mieux en valeurs subjectives, car vous pouvez avoir une valeur objective identique à un même test, avec des valeurs subjectives différentes. La charge interne, exprimée en valeurs subjectives, intègre les relations qu’entretiennent les efforts du sportif avec les effets. Les plus connues : RPE, bien être, la qualité du sommeil, les douleurs.

PEUT-ON SE PASSER DE CHARGE EXTERNE POUR ENTRAINER ?

Oui, bien sûr, mais les valeurs objectives telles que la FC, la vitesse, … restent des outils intéressants. Des milliers de sportifs le font. Toutefois, sur le long terme vous pouvez espérer un gain d’efficacité. Autour de 10 à 15%, ce qui n’est pas négligeable.

PEUT-ON SE PASSER DE CHARGE INTERNE POUR ENTRAINER ?

Bien évidemment non. Quel entraineur se priverait des sensations du sportif ? Aucun. Quel entraineur ne tiendrait pas compte des réactions affectives (liées à l’entrainement, mais aussi à l’harmonie dans la vie sociale, la vie familiale … du sportif) ? Aucun.

LA CHARGE EXTERNE EST-ELLE UN REPÈRE FIABLE ?

Oui et non. En effet, vous pouvez demander, le lundi et le mardi qui suit, à votre sportif de réaliser 5 fois 1 000 mètres en 3 minutes avec des récupérations de 4 minutes marchées, ce n’est pas pour autant qu’il aura fait les mêmes efforts, et qu’il aura les mêmes effets. Il aura pourtant fait la même séance, la même charge externe. La séance du mardi se fera sur la base des effets de la séance du lundi, les conditions météorologiques peuvent avoir changé, comme l’humeur de votre sportif. Assurément les efforts seront différents comme les effets. Pourtant , au compteur, les chiffres seront les mêmes. Ce ce qui devrait interroger fortement, d’autant plus que tout le monde sait qu’il est possible de rouler à 90 km/h avec la même voiture en ayant une consommation en l/100 pouvant varier du simple au quadruple.

LA CHARGE INTERNE EST-ELLE UN REPÈRE FIABLE ?

Oui et non. Nous pouvons reprendre le même exemple. Faire le lundi et le mardi 5 fois 1 000 mètres à 80% de l’intensité perçue comme pouvant être maximale ces deux jours, avec des récupérations de 4 minutes marchées. Vous l’avez deviné, vous qui êtes des personnes de terrain, les 1 000 mètres ne se feront pas à la même vitesse. Ni le lundi, ni le mardi. Dans le cas vous aurez les mêmes efforts, probablement les mêmes effets, mais certainement pas les mêmes vitesses.

Dans un cas vous pilotez au « régulateur » , dans l’autre vous pilotez par les efforts et les effets, en manuel. Deux approches différentes. Deux stratégies différentes, sans doute opposées. Vous le comprenez le pilotage par les efforts et les effets, en manuel, est beaucoup plus difficile qu’au régulateur.

La NOTION DE CHARGE EST-ELLE UN REPÈRE PERTINENT ?

Bien sûr que non, car dans son format actuel, elle ignore beaucoup trop de paramètres qui ont une influence notoire sur la performance. Elle amène aussi à des concepts peu lisibles, plus proche du domaine de l’électricité que de l’humain : la surcharge et la décharge.

LA CAPACITÉ A S’ADAPTER

Ell nous semble bien plus utile et utilisable. Nous n’utilisons d’ailleurs plus la charge externe. Elle envoie trop de fausses informations et surtout trop peu d’informations.

LA CAPACITÉ A S’ADAPTER nous est plus utile car elle est une image à un instant t des aptitudes et capacités du sportif (le plus possible). Cette image nous la regardons chaque jour, à chaque séance, chaque semaine (périodisation oblige !). Et vous le savez, des images les unes à la suite des autres, cela donne … un film, une histoire.

CE QUE NOUS TENTONS DE FAIRE ?

Comprendre l’histoire pour mieux deviner le futur, pour réduire le champ des probables. D’où la conception de notre Score de Capacité à s’Adapter.

Sans informations sur les capacités affectives, cognitives, spirituelles, sociales, physiologiques, biologiques … sur l’environnement … l’histoire est bien plus une anecdote qu’un roman.

C’EST UN CHANGEMENT IMPORTANT DE PARADIGME.

Vous ne cherchez plus à avoir un certain niveau de charge, de décharge, vous cherchez à amener le sportif en compétition avec la meilleure capacité à s’adapter. Pour le retour à l’entrainement, la logique est la même : vous cherchez à lui redonner le plus haut niveau de capacité à s’adapter au regard du retour de ses capacités.
Vous cherchez à ce qu’il s’entraine plus pour avoir une meilleure capacité d’adaption malgré l’ontogenèse

LES PRINCIPES SÉCULAIRES RETROUVENT ALORS TOUTE LEUR IMPORTANCE.

Vraiment une autre approche.

Cela ne reste qu’un avis.

Bien à vous