Surcompensation, ce mot magique qui expliquerait les progrès mais …

Dont les fondements scientifiques sont à tout le moins très discutables.

C’est à Karl Weigert (1845-1904) que l’on doit la notion de « surcompensation » d’après laquelle les cellules réagissent au blocage d’un récepteur en le régénérant en quantité excessive.

La loi de Weigert précise : « the loss or destruction of a part or element in the organic world is likely to result in compensatory replacement and overproduction of tissue during the process of regeneration or repair (or both), as in the formation of callus when a fractured bone heals. »

Tout au long de notre vie en effet, nos cellules se renouvellent par un processus de division-duplication. La mitose désigne le cycle cellulaire qui s’applique à tous les types de cellules. Cette division consiste pour l’organisme à créer deux cellules filles à partir d’une cellule mère en conservant à chaque fois l’information génétique d’origine.

Croissance et division cellulaires sont des événements distincts mais coordonnés, et leur régulation est un problème important de la biologie. D’une façon générale, lorsqu’une cellule entre en mitose, son volume a pratiquement doublé, cela en 10 à 20 heures chez la plupart des cellules de mammifères.

Pour une catégorie cellulaire donnée, les cellules qui entrent en mitose ont toutes sensiblement la même taille, alors que les cellules issues de mitose sont de tailles plus variées. Au cours de ces divisions, les cellules se différencient afin de pouvoir modifier leur fonction (différenciation cellulaire) : type de cellule, groupe de cellules, organes, tissus, réseau ou système.

La durée ainsi que la fréquence de la différenciation sont primordiales dans la croissance normale. La fréquence de division est fortement dépendante de sa fonction future.

Les cellules cutanées se divisent régulièrement, les cellules hépatiques uniquement si nécessaire, les cellules nerveuses ou musculaires ne se divisent même pas chez l’être humain.

La surproduction de cellule est donc bien plus souvent un symptôme d’une pathologie que d’une adaptation physiologique.

Force est de constater que cette « loi », en apparence séduisante, peut donc toutefois interroger.

Bergstrom et collaborateurs (1967) ont réussi, par une série d’expériences, à mettre au point une méthode combinant alimentation et entraînement intense, qui permettait d’accroître massivement les réserves de glycogène. Ils démontrèrent que si l’on épuisait au préalable par des efforts très intenses les muscles appelés à être utilisés au cours d’un effort de longue durée, il était possible d’augmenter les stocks en glycogène et donc de poursuivre plus longtemps un exercice à vitesse élevée.

Comme il s’agissait du glycogène, ce substrat énergétique miracle, tout le monde s’est jeté sur cette étude, et s’est empressé de généraliser. Quel malheur.

 

Le passage de la valeur d’une variable organique au-dessus de sa moyenne habituellement constatée après une période de déplétion serait donc la « surcompensation » et serait la cause des progrès.

Ce qui interroge c’est que c’est la valeur initiale de cette variable, ou l’espérance, qui sert de valeur de référence. Partant du principe qu’elles peuvent être dépendantes des efforts précédents, on mesure toute la variabilité de cette valeur.

Il est toutefois communément admis par tous les entraîneurs qu’une performance est multifactorielle. Attribuer la performance à quelques éléments, essentiellement structurels, dont les niveaux quantitatifs seraient supérieurs à leurs valeurs de références, semble pour le moins excessif et sans doute erroné.

Dans la très grande majorité des lésions tissulaires, il n’y a pas de surproduction de cellules.

La difficulté majeure reste de pouvoir différencier ce qui relève de l’homéostasie, de la chronobiologie et de l’ontogenèse car la composition du corps humain est évolutive et transitoire.


Cette « loi » ne permet donc pas de réellement expliquer les progrès physiques, encore moins chez la personne vieillissante, chez la personne malade, pas plus que les progrès intellectuels.

On le voit la surcompensation, en apparence une évidence, ne l’est pas et de très loin. Je pense même que c’est un axiome aux conséquences préjudiciables bien plus supérieures qu’aux conséquences profitables car il fait perdre de vue l’aspect heuristique systématique de la performance.

Mais alors … Peut-on envisager une autre approche ?

Les efforts produisent plus ou moins d’effets qui peuvent s’exprimer de multiples manières.

Chaque sportif traduira les effets de manière individuelle : sa fatigue sera plus marquée, son dynamisme moins bon, son plaisir plus important, sa perception de l’intensité plus élevée, sa maîtrise technique moins efficace, etc.

Ces effets seront évolutifs et transitoires, c’est-à-dire qu’à la fin de l’exercice sa maîtrise technique pourra être moins bonne mais après plusieurs répétitions, plusieurs séances, elle sera nettement meilleure.

Pour transposer Jean Piaget évoquant l’apprentissage, l’entraînement, c’est-à-dire le développement des capacités, serait le résultat d’un processus dynamique de recherche d’équilibre entre le sportif et son environnement.

L’assimilation correspondrait à l’incorporation d’un effort par l’organisme sans modifier sa structure, mais avec transformation progressive de l’effort. Cela correspond à l’intégration de l’environnement extérieur dans le sportif.

L’accommodation serait le mécanisme qui entraîne une modification de l’organisme du sportif, de sa structure, permettant l’incorporation des exigences qui sont l’objet de l’entraînement lorsque l’effort, les contraintes résistent,

Dans ce cas, le sportif est transformé par son environnement.

La récupération permet à l’organisme de retrouver un équilibre pour, par exemple, activer le système nerveux parasympathique (baisse de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle, relâchement musculaire…) et favoriser la meilleure compréhension des stratégies à utiliser.

Les variations de niveau d’efforts (activation), souvent autrement formulé travail – récupération, constitue donc le plus petit élément d’un entraînement.

On retrouvera ces variations à tous les niveaux de la planification, de la programmation, exprimée par exemple, en séries, séances, microcycles, mésocycles, macrocycles et périodes.

Par le fait même que les efforts et les effets vont toujours de pair, ni l’environnement (au sens très large du terme) ni le sportif ne sont jamais connus indépendamment l’un de l’autre. Le milieu est assimilé à l’activité du sujet en même temps que celle-ci s’accommode à celui-là.

C’est par une construction progressive que les notions d’environnement physique et de milieu intérieur vont s’élaborer en fonction l’un de l’autre.
Pour plus de détail, consulter notre cours en ligne sur la planification.

Le chemin sera encore long pour réconcilier les chercheurs et les entraîneurs

Je reste interrogatif devant les protocoles de beaucoup d’études, comme à la lecture de leurs conclusions. Protocoles, analyses statistiques et conclusions qui me semblent très souvent démontrer une non prise en compte de ce qu’est l’entrainement de haut niveau, des efforts et surtout des cinétiques des effets différés cumulés associées.
 
L’expertise-métier reste selon moi un pré-requis déterminant majeur pour concevoir des protocoles en phase avec les réalités du monde sportif, qui plus est de haut niveau, avec une fréquence d’entrainements importante. Cela détermine également la pertinence des outils statistiques.
 

L’étude

Internal training load and its longitudinal relationship with seasonal player wellness in elite professional soccer.
Clemente FM, Mendes B, Nikolaidis PT, Calvete F, Carriço S, Owen AL.
Physiol Behav. 2017 Oct 1;179:262-267. doi: 10.1016/j.physbeh.2017.06.021. Epub 2017 Jun 28
 
Monitoring internal training load has been extensively used and described within team sport environments, however when compared to internal physiological measures such as heart rate (HR) and rating of perceived exertion (RPE), the literature is sparse.
 
The primary aim of this investigation study was to assess differences of playing position on ITL, session-RPE and wellness across two different training microcycles (1 vs. 2 competitive games), in addition with examining the relationship between ITL and Hooper’s Index across an entire season.
 
Thirty-five professional soccer players from the Portuguese premier league participated in the study (25.7 ± 5.0 years; 182.3 ± 6.4 cm; 79.1 ± 7.0 kg).
 
Analysis of variance revealed higher values of DOMS (Means(M): 3.33 vs. 3.10; p = 0.001; effect Size (ES) = 0.087), fatigue (M: 3.18 vs. 2.99; p = 0.001; ES = 0.060) and HI (M: 11.85 vs. 11.56; p = 0.045; ES = 0.034) in 2-game weeks compared with 1-game weeks. Correlation between ITL and HI levels found significant negative correlations between ITL and DOMS (ρ = − 0.156), ITL and sleep (ρ = − 0.109), ITL and fatigue (ρ = − 0.225), ITL and stress (ρ = − 0.188), and ITL and HI (ρ = − 0.238) in 2-game weeks.
 
Results from 1-game microcycle only highlighted negative correlations between ITL and stress (ρ = − 0.080). It was concluded from the study that greater fatigue potential, muscle soreness, stress and ITL was significantly more apparent within a 2-game microcycle.
As a result, care should be taken when planning the lead into and out of a 2-game fixture microcycle highlighting key specific recovery strategies to damped the increased stress effect. Additionally, the potential utilization of squad rotation strategies may be a positive approach with aim of managing the fatigue effect.
Que peut-on dire ?
« L’effect size », la taille d’effet, coté « statistique ».

La valeur test est très sensible à la taille de l’échantillon. Sur les grosses volumétries, les valeurs test prennent des valeurs très élevées, indiquant systématiquement des écarts « significatifs ». La valeur test dépend de la taille absolue du groupe et non de sa taille relative.

La taille d’effet est une mesure descriptive qui ne permet pas à elle seule de porter un jugement sur la significativité de l’écart entre les moyennes. Il est donc préférable d’employer la taille d’effet que lorsqu’on a déjà démontré que la différence de moyenne entre les groupes est significative.
Dans ce contexte, cela veut dire que la différence entre les moyennes de groupe n’est pas le fruit du hasard. Le d de Cohen indique la force d’un effet hypothétique. Encore faut il démontrer que cet effet existe vraiment. Afin de savoir si l’écart de moyenne entre deux sous-groupes d’une population est le fruit du hasard, on emploie un test statistique, comme un test t, ou, lorsque la population n’est pas distribuée sur une courbe normale, un test de Kolmogorov-Smirnov.

Pour ceux que cela intéresse voici deux références qui peuvent vous intéresser, par des experts du domaine:

« L’effect size », la taille d’effet, coté « entraînement »

La taille d’effet est une mesure descriptive employée pour indiquer la taille de l’effet, qui correspond ici à la différence entre deux moyennes, divisée par l’écart-type (d de Cohen).

Et alors ?
L’écart type est une mesure de la dispersion d’une variable aléatoire. Il est une mesure de dispersion de données. Un écart-type élevé indique que les valeurs sont très écartées les unes des autres.

C’est là que les interrogations commencent à pointer le bout de leur nez car les réactions de l’organisme à l’effort ne sont pas linéaires. Elles ne le sont jamais.

Elles sont le plus souvent non linéaires, non monotones.

Elles oscillent de manière sinusoïdale selon des périodes et des amplitudes variables sous l’effet des efforts que le sportif fait mais aussi du contexte dans lequel il les fait et selon ses capacités affectives, cognitives, spirituelles du moment. Ce sont des oscillations harmoniques amorties.

L’homéostasie, la chronobiologie montrent que les éléments constitutifs de notre corps varient beaucoup selon des périodicités ultradiennes, circadiennes, infradiennes mais aussi en réaction à des stimuli de différentes natures dont font partie les contenus d’entrainement.

Vous pouvez le constater sur ce graphique, les pressions artérielles diastoliques et systoliques varient beaucoup entre 8h00 et 20h00. De 130 mmHg à 200 mmHg pour la pression artérielle systolique.

Utiliser la taille d’effet sans avoir objectivé ces différents stimuli peut interroger. Personnellement cela m’interroge beaucoup.

D’autant que ces adaptations sont par nature transitoire et évolutives. Il suffit de lire les études sur le désentrainement pour en mesurer l’importance.

Bien connaitre les réactions « normales » de l’organisme, mais aussi les réactions de l’organisme aux efforts répétés chez le sportif de haut niveau sont donc un pré-requis très important pour choisir ses tests statistiques car sinon vous trouverez toujours un effet.

Je ne peux pas adhérer à cette conclusion.

« … care should be taken when planning the lead into and out of a 2-game fixture microcycle highlighting key specific recovery strategies to damped the increased stress effect. »

« It was concluded from the study that greater fatigue potential, muscle soreness, stress and ITL was significantly more apparent within a 2-game microcycle. »

Premièrement, ce n’est pas du tout ce que nous trouvons avec les équipes de football professionnelles avec lesquelles nous travaillons. Pas plus avec les équipes de basket, de volley, de handball et de rugby qu’ils s’agissent de femmes ou d’hommes.

Regardez les graphiques de cette équipe de football professionnelle. Cinq matchs en dix-sept jours.

Les cotations du cinquième match à domicile sont sensiblement plus hautes car l’adversaire avait fait des choix tactiques visant à obtenir le match nul. Cela se mesure bien avec les marqueurs liés à l’activité.

Les douleurs ? Regardez.


Pourquoi je n’adhère pas donc ?

Simplement parce qu’il y a deux manières pour améliorer la récupération, la capacité à echaîner les efforts:

1- s’entrainer beaucoup, toujours plus toujours mieux pour la compétition, l’enchaînement de compétitions sont perçus comme « faciles », à tout le moins surtout pas « difficiles ».
2- favoriser un retour rapide aux valeurs dites « normales » par utilisation de techniques bien connues à l’efficacité parfois en cours de validation scientifique. Il s’agit de l’hydratation en quantité suffisante, des massages, des contrastes thermiques …

S’entrainer plus est le moyen le plus efficace, surtout pour maintenir un niveau élevé de capacité de performance toute la saison.
Les techniques de récupération additionnelles seront plus utiles pour des événements ponctuels (tournois). L’erreur serait de les utiliser comme moyen pour mieux récupérer au cours de la saison. Car vous vous installeriez dans des logiques de sous entrainement.

Personnellement, les saisies de 15 marqueurs de tous les sportifs professionnels de sports collectifs (plus de 200) montrent que l’enchainement des matchs n’est pas ce qu’ils perçoivent comme plus fatiguant, plus stressant, plus douloureux. Au contraire.

Très certainement, parce qu’ils y ont été préparés avec efficacité. Le mérite en revient aux staffs et aux joueurs d’avoir compris que pour récupérer plus vite, pour enchainer mieux les efforts, il faut s’entrainer toujours plus et avoir une période de préparation beaucoup plus difficile que celle de compétition.

Cela ne reste que mon avis

Les multiples dangers de la charge d’entrainement

Il n’est jamais inutile de rappeler deux préceptes :

– corrélation n’est pas causalité
– comparaison n’est pas raison

Je suis toujours aussi surpris par cette logorrhée scientifique sur la charge d’entrainement. Elle est devenue depuis quelques années le concept à la mode, l’outil incontournable. On lui fait dire n’importe quoi, on l’accuse de tous les maux. Cela en est devenu risible.
Pour quelques chercheurs, c’est même devenu un business. Ils vendent leur « outil » soi-disant validé scientifiquement, en survantant leur capacité à réduire le risque de blessure. Ils manipulent les entraineurs en agitant le chiffon rouge, en surfant sur leur peur des blessures.
C’est affligeant. Le peur de la blessure est devenue un objectif plus important que la capacité à performer. Le monde à l’envers.

Dans sa forme la plus simple, la charge d’entrainement est le produit de la durée par l’intensité, originellement d’une « quantité » par une « qualité ». C’est une référence non masquée à la relation intensité-durée qui détermine les parts relatives des métabolismes de resynthèse de l’ATP.

Dans notre exemple, l’intensité est mesurée avec une échelle visuelle analogique, sans texte, ni marque, ni icônes.

Les plus habiles l’ont déjà observé, la charge d’entrainement varie dans la grande majorité à l’instar de la durée. L’intensité, notamment dans les sports collectifs étant bien plus une constante qu’une variable. Des raisons culturelles expliquent cela, mais surtout des considérations caricaturales sur les effets des hautes intensités sur les blessures. Il ne faut pas oublier que beaucoup d’entraineurs pensent que faire des exercices intenses cause plus de blessures que faire des exercices peu intenses. Pourtant le nombre de blessures musculaires en matchs est plus faible comparativement aux entrainement, lorsque l’on regarde le nombre d’efforts faits à hautes intensités. Corrélation n’est pas causalité !

La charge n’est le plus souvent qu’une durée.

Pour nous qui suivons de nombreuses équipes, de nombreux sportifs, la durée conditionne la charge d’entrainement  dans 90% des situations (c’est d’ailleurs ce qui nous a amené à l’abandonner au profit d’autres marqueurs.)

Quoi qu’il en soit, prévoir les effets des efforts reste une compétence incontournable qui conditionne la capacité à performer comme la capacité à réduire le risque de blessure.

Regardez les graphiques hebdomadaires de notre équipe de sport collectif professionnel en période de préparation.

Les durées hebdomadaires varient. Même beaucoup :
– 16h en S34,
– 22h en S35,
– 12h en S36,
– 18h en S37,
– 14h en S38

Que pouvons nous-constater ?

1- Les variations de durées n’induisent pas de variations idoines de fatigue, de dynamisme et de récupération.
2- La fatigue, le dynamisme et la récupération semblent suivre les mêmes tendances, qui semblent elles bien plus en relations avec l’intensité moyennes (cf graphique 1)
3- L’augmentation importante de la durée en S35 n’a pas été accompagnée  d’une augmentation de la fatigue en S35 ni S36. De même pour l’augmentation en S37.

Vous voyez où je veux en venir ?

1- L’intensité est le stimulus principal. Il est le facteur qui mobilise le plus les ressources, qu’elles soient physiologiques, musculaires, cognitives, affectives … Plus vous élevez l’intensité, plus vous activez l’organisme.
1 bis – Pratiquer des intensités d’entrainement à des niveaux différents de ceux des matchs diminuera votre capacité à performer car vous ne préparez pas vos joueurs aux efforts des matchs, et augmentera donc beaucoup le risque de blessures.
2- La durée est un « amplificateur ». Mal utilisée, elle catalyse le niveau d’activation au point d’activer trop fort, ou trop longtemps, avec les risques inhérents que sont les baisses de performances et l’augmentation du risque de blessures.
2 bis –  Un volume hebdomadaire insuffisant sera un catalyseur encore plus important. Chaque stimulus risquant de dépasser les capacités du sportif.

Dans notre exemple

Le coach a très bien géré. Il aurait pu monter le volume en S36. C’est d’ailleurs ce qui se fait classiquement (la fameuse pyramide). Il a préféré baisser de manière importante le volume. Cette baisse a favorisé les adaptations de l’organisme. Elle lui a permis d’assimiler le travail fourni en S34 et S35.
Cette baisse lui a permis de remonter le volume en S37 et S38.
In fine, le volume global sur les cinq semaines est important avec des niveaux de fatigue, de dynamisme, et de récupération propices à un travail technique et tactique profitable.
Il est certain qu’une hausse en S36 aurait vu le nombre de blessures augmenter. C’est le constat que nous faisons systématiquement.

Le coach a bien mis en oeuvre le principe de variété.
Principe qui, pour rappel, est basé sur les oscillations sinusoïdales qui caractérisent le fonctionnement de notre corps. Oscillations que l’homéostasie et de la chronobiologie mettent en évidence notamment. Dans son cas, le coach a su trouvé la bonne période de l’oscillation.

Une autre approche de l’entrainement.

Une approche stratégique qui ne se centre pas sur la charge mais sur les relations entre les efforts et les effets pour mettre le sportif dans une zone d’activation optimale pour développer la maitrise technique et la maitrise tactique.

 

Connaissez-vous les deux lettres les plus utilisées par tout expert en planification ?

La littérature scientifique et la littérature professionnelle sur la planification sont très pauvres et n’évoquent le plus souvent qu’une partie de la saison. Soit le période de préparation, soit une très courte période de la période de compétition.

Il faut avouer que planifier requiert les outils d’exploration idoines et des compétences d’entraineurs expérimentés que très peu de chercheurs ont.

Ajoutez à cela des problèmes sémantiques liés aux traductions (planification -> periodization), vous aurez alors tout pour créer la confusion entre planification, programmation et périodisation.

TROIS CONCEPTS FONDAMENTAUX

Planification, programmation et périodisation sont trois concepts incontournables pour comprendre et concevoir les stratégies et les contenus d’entrainement les plus efficaces aux différentes périodes et mettre en oeuvre les principes séculaires.

Cette vacuité littéraire et ces confusions sémantiques amènent hélas, par méconnaissance, beaucoup trop de personnes à dire que ces termes expriment la même chose et que cela relève de l’onanisme intellectuel.

Que nenni mes amis !

Ces trois substantifs verbaux expriment bien trois actions différentes.

Je fais partie de ceux qui pensent que dans une très bonne ratatouille, on doit pouvoir percevoir les goûts de chacun des légumes, de chacune des épices, pour que ça explose en bouche (mdr). Les cuisiniers experts savent comment faire. Il y a la ratatouille en boîte et la ratatouille du chef.

Pour l’entrainement, il en est de même.

LES DEUX LETTRES ?

Le « S » pour le macrocycle.
Le « W » pour le microcyle.

MAIS ATTENTION !

Il ne faut pas les écrire n’importe comment.
Vous aurez besoin de « lignes de références », comme sur un cahier d’école.

Mais avez-vous le bon cahier ?

Les deux conseils du jour pour les sports collectifs

En période de préparation , garde-toi bien de :

1- mettre le « pic » d’activation plus de 2 semaines après la reprise.
2- ne pas avoir de « pic » d’activation significativement plus haut qu’une semaine de compétition.

Sinon …

Que la culture est importante. Elle évite de tout réinventer chaque année

Je vous encourage à lire cette excellente revue : http://www.vestiaires-magazine.com/
Vous y trouverez souvent des articles intéressants.

Cette interview de L. Jardim plaira à beaucoup.
A moi notamment. Elle me rappelle ma jeunesse !

SES PROPOS ?

Ils agitent le monde de l’EPS depuis 50 ans en France. Rien de nouveau donc. Ce qui m’interroge le plus c’est pourquoi les entraineurs formés en STAPS sont surpris. Les footeux ont dû oublier de lire leurs ainés. Jean Marc Furlan, Eric Monbaerts, Baptiste Gentili …
Que disent-ils depuis des décennies, chacun à leur façon ?
Que font-ils avec leurs équipes au quotidien ?
Allez voir, vous serez surpris.

CE QUE DIT L. JARDIM ?

C’est ce que j’ai entendu, étudiant, dans les cours à l’UEREPS de Rennes de 1986 à 1990 dans les paroles d’Alain Reine et de Jean-Claude Trotel (« l’ancêtre » du STAPS !! mdr)
Pierre Villepreux, René Deleplace, Daniel Bouthier, Gilles Ulrich … ils vous ont oubliés, plus certainement, pas lu.

POURQUOI EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

Sans doute parce qu’on a créé un métier, préparateur physique, et qu’il n’a eu de cesse de vouloir s’identifier, exister, se démarquer de celui d’entraineur. Ce qu’il a d’ailleurs beaucoup de difficulté à faire.
Sans doute aussi parce que le nombre de formations sur la préparation physique est pléthorique.
Cela en est même incompréhensible au regard du nombre de débouchés réels. D’ailleurs pour beaucoup ils deviennent souvent en moins d’un an aussi des formateurs (mdr).
Sans doute aussi parce que les volumes horaires de cours ont fondu comme neige au soleil avec l’augmentation exponentielle des étudiants avec la suppression des concours d’entrée.

LA NOTION DE TRANSFERT ?

Idem. Il y a belle lurette que les spécialistes du sport et de l’EPS en ont fait le tour, ont débroussaillé ses débats. Jean-Pierre Famose, Pierre Parlebas, Eric Dugas …
A croire que personne ne les a lus non plus. Je me marre à chaque ligne de ces « jeunes » préparateurs physiques ou kinés qui tentent d’en parler pour justifier leur « méthode ».
La logorrhée ne cache pas le manque de maitrise du concept. D’ailleurs pas un mot n’est défini, ce qui permet au lecteur de comprendre ce qu’il veut. L’art du démagogue.

LA CONCLUSION ?

A ne regarder presque exclusivement la microscopique (la cellule, la fibre, le tendon …), on en oublie de regarder le macroscopique (la planification, la périodisation, la multifactorialité et ses priorités …)
Et surtout on a oublié les principes séculaires. Ou alors on les cite, mais on ne les comprend pas, on ne sait pas comment les maitriser.

MORCEAUX CHOISIS, RÉGALEZ-VOUS

(…)

COMMENT DÉFINIRIEZ-VOUS VOTRE MÉTHODOLOGIE DE TRAVAIL ?

« Je la définie comme écologique: pour apprendre à jouer, il faut s’entrainer à jouer ! Que ce soit d’un point de vue individuel ou collectif, tout doit être relié au jeu. Je ne crois pas aux méthodologies qui sont extérieures au terrain , comme le futsal par exemple, encore moins à l’approche dissociée de l’entrainement. Le jeu est global. »

A CE SUJET VOUS AVIEZ DÉCLARÉ, EN 2015, QUE LA MÉTHODE FRANÇAISE, NOTAMMENT LE TRAVAIL ATHLÉTIQUE RÉALISÉ SOUVENT SANS BALLON, « CAUSAIT DE NOMBREUSES BLESSURES CAR NE PRÉPARAIT PAS CORRECTEMENT AUX MATCHS »

 » C’est une constatation que j’ai faite à mon arrivée en Ligue 1. La culture française est différente de la mienne? Et je reste convaincu que toute cette charge de travail athlétique imposée sous une forme analytique, que ce soit sur le plan aérobie ou au niveau du développement de la force, entraine parfois des pépins physiques, en particulier chez les jeunes »

DE QUEL GENRE ?

« Il ya beaucoup de blessures liées à de la fatigue musculaire et osseuse causées par une surcharge physique, que l’on n’observe pas dans d’autres pays (sic). Je pense qu’il convient d’être attentif) ce problème car ce n’est pas normal de connaitre autant de blessures de ce type chez les jeunes. Il ne sont pas des adultes en miniature !

SANS TRAVAIL DISSOCIÉ, IL CONVIENT DE SAVOIR GÉRER L’INTENSITÉ DE CHAQUE SITUATION D’ENTRAINEMENT DE FAÇON À RESTER DANS LES OBJECTIFS FIXÉS. COMMENT VOUS Y PRENEZ-VOUS AVEC LE STAFF ?

Effectivement, l’intensité est pour nous un paramètre essentiel. Notre volonté est tout simplement de conserver à l’entrainement la même exigence en la matière qu’en match, notamment par le respect de nos principes de jeu.

ON JOUE COMME ON S’ENTRAINE !

C’est exactement ça. (…) Mais pas n’importe comment. La clé réside dans l’efficacité des courses et non leur volume.

“Il est de la nature de l’évidence qu’elle passe inaperçue.” (Jean Paulhan)

Bien à vous.

Principes de continuité et de progressivité : de l’utilité des moyennes mobiles

Puisque vous êtes sympas, détendus par ce beau temps, en pleine préparation de la saison qui vient, un autre petit « truc » simple pour vérifier les principes de continuité et de progressivité.

Je vous passe la littérature scientifique sur le sujet, elle est abondante. Pour ceux que ça intéresse, n’hésitez pas, venez à notre formation, nous vous expliquerons entre autres toutes les subtilités théoriques et pratiques de ces deux principes appliqués à votre sport et vos sportifs.

REVENONS A NOTRE SUJET

COURBE ROUGE. Vous avez les durées quotidiennes d’un sportif sur une période de 30 jours (histogramme noir). A l’oeil, vous le voyez bien, la tendance est croissante et assez régulière. Mais parfois votre oeil ne sera pas capable de percevoir la tendance. Surtout sur des périodes plus longues de plusieurs semaines.

C’est ici que les moyennes mobiles exponentielles (MME) ont un intérêt. Celle que vous voyez en rouge est une MME 7 jours. La verte est une MME de 21 jours.

Vous l’avez remarquez, plus la période est longue plus elle lisse la tendance.

Utiliser une période courte et une période longue sera donc toujours important pour détecter les micro-tendances et les macro-tendances. Ce sera très utile pour différencier les périodes de préparation, de pré-compétition, de compétition , de régénération.
Avec des MME vous pourrez donc aisément constater de la continuité et de la progressivité.

ÇA VA ? VOUS AVEZ PIGÉ ?
MAIS ATTENTION.
OUI, ATTENTIOOOOOOOONNNNNNNNN !

Ce que vous montre le graphique 1, c’est l’évolution des durées quotidiennes d’entrainement. Vous avez été d’accord pour dire qu’elles augmentaient.
Ok, c’est bien. C’est super.
Mais …
Parce qu’il y a un « mais ».
Les durées peuvent être leurre (autrement formulé, un piège à con)

Là, vous vous demandez bien ce que je veux dire.

ALLEZ, REGARDEZ LA COURBE ORANGE

Vous y retrouvez les durées quotidiennes, mais aussi les données de maîtrise technique perçue par votre sportif. Rien de plus normal, vous lui avez demandé comment il se sentait pour voir si vos entrainements produisaient des effets à ce niveau.
Quand on estime son sportif, on le respecte. On est dans l’humain. Le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux.

ET LÀ, SURPRISE ! DÉSAGRÉABLE SURPRISE !

Comme les durées quotidiennes augmentent, votre sportif s’entraine plus, et donc son niveau de maitrise s’améliore (normalement. Lol).
Et il est là votre problème.
Pour la durée, vous respectez les principes de continuité et de progressivité …
mais VOUS NE RESPECTEZ PLUS LE PRINCIPE DE PROGRESSIVITÉ pour la maîtrise technique. Aie !

REGARDEZ LA COURBE ORANGE (MME maitrise technique).
COMPAREZ LÀ AVEC LA COURBE ROUGE (durée).

Ce n’est pas difficile de comprendre qu’il y a un souci, et surtout de trouver où est le problème. Vous avez oubliez d’ajuster vos contenus d’entrainement.

Et après vous ne comprenez pas pourquoi votre sportif ne performe pas, ne progresse plus, se blesse.

Mais c’est simplement parce que vous n’avez aucun repère sur ses progressions techniques, tactiques, sur son sommeil, sur sa confiance en lui, sur son plaisir, sur son bien-être familial, etc, etc.

Vous êtes un borgne malvoyant (pire un aveugle) parce que vous n’utilisez que vos yeux à vous et quelques malheureux tests de temps en temps.

Vous êtes un moutardier qui pensez pouvoir réguler les effets des efforts de votre sportif sur la simple base de quelques technologies, de vos perceptions, mais pas des siennes.

SI VOUS AVIEZ SES PERCEPTIONS …

… tous les jours, et quelques outils statistiques simples, vous auriez vu en temps et en heure qu’il fallait calibrer vos contenus. Ça, TrainingLoad Pro le fait. En plus c’est gratuit 😉

Quand on estime son sportif, on le respecte. On lui demande d’exprimer ses perceptions, sa subjectivité. On ne le prend pour un support de technologies embarquées (qui d’ailleurs soit-dit en passant ne vous donneront pas ses informations). On est dans l’humain.

Arrêtons de considérer le sportif comme une masse neuro-musculo-squelettique qu’il faudrait ajuster, calibrer selon des pseudos standards définis par on ne sait qui, on ne sait quand. Quelques préparateurs physiques, quelques kinés ressemblent beaucoup plus à des garagistes qui jouent avec des pièces de Mécano qu’ils tentent d’haubaner avec des élastiques, de stimuler avec des électrodes, qu’à des entraineurs, des éducateurs, des personnels médicaux.

VOUS LE CONSTATEZ

… il n’est pas si compliqué que cela de vérifier les principes séculaires. Des déciles, des moyennes mobiles …

Le data-mining ?

Sans un expert métier à l’analyse, vous le comprenez, il ne sert à rien. C’est même contre-productif car vous aurez des corrélations par wagons.

Des causalités ?

Des logiciels qui font tout à votre place avec des algorithms jupitériens ?

Mdr

Pour les autres outils, les intérêts, les limites, les subtilités, les stratégies associées, c’est dans notre formation. Du théorique, bien sûr, mais beaucoup de pratique, de cas concrets.

Quand tu ne maitrises pas parfaitement les principes séculaires de l’entrainement (3)

Tu peux dire des propos irréalistes

L’article original : Matthew J. Cross, Sean Williams, Grant Trewartha, Simon P.T. Kemp, and Keith A. Stokes. The Influence of In-Season Training Loads on Injury Risk in Professional Rugby Union. International Journal of Sports Physiology and Performance, 2016, 11, 350-355

L’article traduit en français : « http://www.kinesport.info/Influence-de-la-charge-d-entraine… »

Conclusion : This study is the first to show an association between training load and risk of injury in professional Rugby Union. Players were at an increased risk of injury if they had a high one week cumulative load or a large week-to-week change in load. A ‘U- shaped’ association between four-week cumulative loads and injury risk was identified. The ‘high intermediate’ quartile of four-week cumulative load 5932 to <8651 AU (in a practical sense, the lower limit of this range equates to around four weeks of average in-season training load) would appear to be beneficial in reducing injury risk in this population. These measures should therefore be individually monitored in professional Rugby Union players, as a potential means of informing risk reduction strategies in this setting. »

Non, non, et encore non !

Les auteurs négligent deux choses essentielles

1- La périodisation hebdomadaires des charges

C’est-à-dire comment sont distribués DANS LA SEMAINE les volumes et les intensités, du lundi au dimanche. Si les charges sont placées les 4 premiers jours suivies de 3 jours de repos, ce n’est pas la même chose que si tu as une journée de repos et 6 jours d’entrainement. Idem dans la gestion du biquotidien.

2- La compétence du staff à proposer des contenus réellement adaptés aux capacités du moment du sportif

C’est toujours complexe dans les sports d’équipe, qui plus est dans les sports de contacts.

Ces paramètres sont pourtant les deux facteurs les plus accidentogènes, surtout dans le rugby.

Accuser la charge d’entrainement hebdomadaire, ses variations, d’être à l’origine des blessures, c’est ne pas voir les causes réelles.
C’est confondre corrélation et causalité.
C’est accuser les lunettes de soleil portées sur une plage d’être responsables des coups de soleil parce que simplement plus elles sont sortie, plus il y a de coups de soleils. Alors que plus les personnes en portent signifie qu’il a beaucoup de soleil et qu’elles devraient être plus vigilantes pour se protéger, ce qui n’est pas toujours le cas.

C’est donc surtout montrer que l’art d’entrainer n’est pas maitrisé

Et c’est dramatique :

1- Car un entraineur non averti aux subtilités des études scientifiques peut être « enduit » d’erreurs et modifier ses pratiques au préjudice de ses sportifs.
2- Parce qu’il y en a pléthore de ces études « surprenantes »

Quand tu ne maitrises pas parfaitement les principes séculaires de l’entrainement … tu fais des études aux protocoles et conclusions « surprenants »
Pauvres entraineurs, vous n’êtes pas aidés dans la quête de réponses simples à vos interrogations

Quand tu ne maîtrises pas parfaitement les principes séculaires de l’entrainement (2)

… tu as besoin de TrainingLoad Pro, et/ou d’un tableur.

Voici le tableur (amélioré) que je donne aux étudiants pour apprendre à planifier, à programmer, à périodiser.

Bien évidemment, comme tout outil, cela facilite et accélère les calculs, mais cela ne vous dit pas si c’est pertinent.

Si vous avez les connaissances minimales, ce tableur vous aidera grandement à pouvoir vérifier les principes séculaires.

Il vous suffit de remplir les zones bleues.
Accessoirement vous verrez aussi quelques fonctions intéressantes (centile(), decaler(), calcul d’une moyenne mobile exponentielle …)

Vous y trouver les calculs des moyennes mobiles, des déciles, du TSB, du ACWR, de la CPQ … les graphiques associés …

Le lien pour le télécharger : www.trainingloadpro.com/…/Planification-TrainingLoadPro.xlsx

Une première partie de préparation d’avant saison réussie ? C’est faisable.

Concevoir la planification, la programmation, et la périodisation avec le Score de Capacité à s’Adapter, c’est vraiment une autre approche.

C’est DU PILOTAGE PRIORITAIREMENT « PAR LES EFFETS CUMULÉS DIFFÉRÉS » ET LEUR NIVEAU D’ACTIVATION POUR LE SPORTIF, et non pas comme on le constate presque toujours aujourd’hui « par les efforts » (la charge externe) ou « par un effet immédiat » sur un marqueur.

On détermine les effets attendus pour chaque « marqueur » de la capacité de performance (les objectifs -> planification), aux différentes périodes (-> périodisation) ce qui permet de programmer (choisir les méthodes et les contenus).

Les ajustements et calibrages se font, si nécessaire, alors quotidiennement en fonction des hauteurs et des variations des valeurs de effets réellement produits. C’EST LÀ QUE LE SCORE VOUS AIDERA BEAUCOUP.

Ce suivi quotidien permet d’identifier les stratégies les plus efficaces.

Vous le comprenez, cela signifie que la grande majorité des contenus peuvent donc être utiles et utilisables.

Si vous avez déterminé les objectifs avec précision, il vous suffit ensuite d’être un chef d’orchestre virtuose pour manager les variables spatiales (les distances), temporelles (les durées) , événementielles (les actions, les mouvements à réaliser) et humaines (le nombre de personnes) afin de faire passer le sportif de son comportement actuel vers celui qui est attendu, aux différentes étapes de son processus d’entrainement.

Vous aurez alors un outil d’aide pour décider de vos contenus de séances et les placer aux bons moments.