Surcompensation, ce mot magique qui expliquerait les progrès mais …

Dont les fondements scientifiques sont à tout le moins très discutables.

C’est à Karl Weigert (1845-1904) que l’on doit la notion de « surcompensation » d’après laquelle les cellules réagissent au blocage d’un récepteur en le régénérant en quantité excessive.

La loi de Weigert précise : « the loss or destruction of a part or element in the organic world is likely to result in compensatory replacement and overproduction of tissue during the process of regeneration or repair (or both), as in the formation of callus when a fractured bone heals. »

Tout au long de notre vie en effet, nos cellules se renouvellent par un processus de division-duplication. La mitose désigne le cycle cellulaire qui s’applique à tous les types de cellules. Cette division consiste pour l’organisme à créer deux cellules filles à partir d’une cellule mère en conservant à chaque fois l’information génétique d’origine.

Croissance et division cellulaires sont des événements distincts mais coordonnés, et leur régulation est un problème important de la biologie. D’une façon générale, lorsqu’une cellule entre en mitose, son volume a pratiquement doublé, cela en 10 à 20 heures chez la plupart des cellules de mammifères.

Pour une catégorie cellulaire donnée, les cellules qui entrent en mitose ont toutes sensiblement la même taille, alors que les cellules issues de mitose sont de tailles plus variées. Au cours de ces divisions, les cellules se différencient afin de pouvoir modifier leur fonction (différenciation cellulaire) : type de cellule, groupe de cellules, organes, tissus, réseau ou système.

La durée ainsi que la fréquence de la différenciation sont primordiales dans la croissance normale. La fréquence de division est fortement dépendante de sa fonction future.

Les cellules cutanées se divisent régulièrement, les cellules hépatiques uniquement si nécessaire, les cellules nerveuses ou musculaires ne se divisent même pas chez l’être humain.

La surproduction de cellule est donc bien plus souvent un symptôme d’une pathologie que d’une adaptation physiologique.

Force est de constater que cette « loi », en apparence séduisante, peut donc toutefois interroger.

Bergstrom et collaborateurs (1967) ont réussi, par une série d’expériences, à mettre au point une méthode combinant alimentation et entraînement intense, qui permettait d’accroître massivement les réserves de glycogène. Ils démontrèrent que si l’on épuisait au préalable par des efforts très intenses les muscles appelés à être utilisés au cours d’un effort de longue durée, il était possible d’augmenter les stocks en glycogène et donc de poursuivre plus longtemps un exercice à vitesse élevée.

Comme il s’agissait du glycogène, ce substrat énergétique miracle, tout le monde s’est jeté sur cette étude, et s’est empressé de généraliser. Quel malheur.

 

Le passage de la valeur d’une variable organique au-dessus de sa moyenne habituellement constatée après une période de déplétion serait donc la « surcompensation » et serait la cause des progrès.

Ce qui interroge c’est que c’est la valeur initiale de cette variable, ou l’espérance, qui sert de valeur de référence. Partant du principe qu’elles peuvent être dépendantes des efforts précédents, on mesure toute la variabilité de cette valeur.

Il est toutefois communément admis par tous les entraîneurs qu’une performance est multifactorielle. Attribuer la performance à quelques éléments, essentiellement structurels, dont les niveaux quantitatifs seraient supérieurs à leurs valeurs de références, semble pour le moins excessif et sans doute erroné.

Dans la très grande majorité des lésions tissulaires, il n’y a pas de surproduction de cellules.

La difficulté majeure reste de pouvoir différencier ce qui relève de l’homéostasie, de la chronobiologie et de l’ontogenèse car la composition du corps humain est évolutive et transitoire.


Cette « loi » ne permet donc pas de réellement expliquer les progrès physiques, encore moins chez la personne vieillissante, chez la personne malade, pas plus que les progrès intellectuels.

On le voit la surcompensation, en apparence une évidence, ne l’est pas et de très loin. Je pense même que c’est un axiome aux conséquences préjudiciables bien plus supérieures qu’aux conséquences profitables car il fait perdre de vue l’aspect heuristique systématique de la performance.

Mais alors … Peut-on envisager une autre approche ?

Les efforts produisent plus ou moins d’effets qui peuvent s’exprimer de multiples manières.

Chaque sportif traduira les effets de manière individuelle : sa fatigue sera plus marquée, son dynamisme moins bon, son plaisir plus important, sa perception de l’intensité plus élevée, sa maîtrise technique moins efficace, etc.

Ces effets seront évolutifs et transitoires, c’est-à-dire qu’à la fin de l’exercice sa maîtrise technique pourra être moins bonne mais après plusieurs répétitions, plusieurs séances, elle sera nettement meilleure.

Pour transposer Jean Piaget évoquant l’apprentissage, l’entraînement, c’est-à-dire le développement des capacités, serait le résultat d’un processus dynamique de recherche d’équilibre entre le sportif et son environnement.

L’assimilation correspondrait à l’incorporation d’un effort par l’organisme sans modifier sa structure, mais avec transformation progressive de l’effort. Cela correspond à l’intégration de l’environnement extérieur dans le sportif.

L’accommodation serait le mécanisme qui entraîne une modification de l’organisme du sportif, de sa structure, permettant l’incorporation des exigences qui sont l’objet de l’entraînement lorsque l’effort, les contraintes résistent,

Dans ce cas, le sportif est transformé par son environnement.

La récupération permet à l’organisme de retrouver un équilibre pour, par exemple, activer le système nerveux parasympathique (baisse de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle, relâchement musculaire…) et favoriser la meilleure compréhension des stratégies à utiliser.

Les variations de niveau d’efforts (activation), souvent autrement formulé travail – récupération, constitue donc le plus petit élément d’un entraînement.

On retrouvera ces variations à tous les niveaux de la planification, de la programmation, exprimée par exemple, en séries, séances, microcycles, mésocycles, macrocycles et périodes.

Par le fait même que les efforts et les effets vont toujours de pair, ni l’environnement (au sens très large du terme) ni le sportif ne sont jamais connus indépendamment l’un de l’autre. Le milieu est assimilé à l’activité du sujet en même temps que celle-ci s’accommode à celui-là.

C’est par une construction progressive que les notions d’environnement physique et de milieu intérieur vont s’élaborer en fonction l’un de l’autre.
Pour plus de détail, consulter notre cours en ligne sur la planification.

Les multiples dangers de la charge d’entrainement

Il n’est jamais inutile de rappeler deux préceptes :

– corrélation n’est pas causalité
– comparaison n’est pas raison

Je suis toujours aussi surpris par cette logorrhée scientifique sur la charge d’entrainement. Elle est devenue depuis quelques années le concept à la mode, l’outil incontournable. On lui fait dire n’importe quoi, on l’accuse de tous les maux. Cela en est devenu risible.
Pour quelques chercheurs, c’est même devenu un business. Ils vendent leur « outil » soi-disant validé scientifiquement, en survantant leur capacité à réduire le risque de blessure. Ils manipulent les entraineurs en agitant le chiffon rouge, en surfant sur leur peur des blessures.
C’est affligeant. Le peur de la blessure est devenue un objectif plus important que la capacité à performer. Le monde à l’envers.

Dans sa forme la plus simple, la charge d’entrainement est le produit de la durée par l’intensité, originellement d’une « quantité » par une « qualité ». C’est une référence non masquée à la relation intensité-durée qui détermine les parts relatives des métabolismes de resynthèse de l’ATP.

Dans notre exemple, l’intensité est mesurée avec une échelle visuelle analogique, sans texte, ni marque, ni icônes.

Les plus habiles l’ont déjà observé, la charge d’entrainement varie dans la grande majorité à l’instar de la durée. L’intensité, notamment dans les sports collectifs étant bien plus une constante qu’une variable. Des raisons culturelles expliquent cela, mais surtout des considérations caricaturales sur les effets des hautes intensités sur les blessures. Il ne faut pas oublier que beaucoup d’entraineurs pensent que faire des exercices intenses cause plus de blessures que faire des exercices peu intenses. Pourtant le nombre de blessures musculaires en matchs est plus faible comparativement aux entrainement, lorsque l’on regarde le nombre d’efforts faits à hautes intensités. Corrélation n’est pas causalité !

La charge n’est le plus souvent qu’une durée.

Pour nous qui suivons de nombreuses équipes, de nombreux sportifs, la durée conditionne la charge d’entrainement  dans 90% des situations (c’est d’ailleurs ce qui nous a amené à l’abandonner au profit d’autres marqueurs.)

Quoi qu’il en soit, prévoir les effets des efforts reste une compétence incontournable qui conditionne la capacité à performer comme la capacité à réduire le risque de blessure.

Regardez les graphiques hebdomadaires de notre équipe de sport collectif professionnel en période de préparation.

Les durées hebdomadaires varient. Même beaucoup :
– 16h en S34,
– 22h en S35,
– 12h en S36,
– 18h en S37,
– 14h en S38

Que pouvons nous-constater ?

1- Les variations de durées n’induisent pas de variations idoines de fatigue, de dynamisme et de récupération.
2- La fatigue, le dynamisme et la récupération semblent suivre les mêmes tendances, qui semblent elles bien plus en relations avec l’intensité moyennes (cf graphique 1)
3- L’augmentation importante de la durée en S35 n’a pas été accompagnée  d’une augmentation de la fatigue en S35 ni S36. De même pour l’augmentation en S37.

Vous voyez où je veux en venir ?

1- L’intensité est le stimulus principal. Il est le facteur qui mobilise le plus les ressources, qu’elles soient physiologiques, musculaires, cognitives, affectives … Plus vous élevez l’intensité, plus vous activez l’organisme.
1 bis – Pratiquer des intensités d’entrainement à des niveaux différents de ceux des matchs diminuera votre capacité à performer car vous ne préparez pas vos joueurs aux efforts des matchs, et augmentera donc beaucoup le risque de blessures.
2- La durée est un « amplificateur ». Mal utilisée, elle catalyse le niveau d’activation au point d’activer trop fort, ou trop longtemps, avec les risques inhérents que sont les baisses de performances et l’augmentation du risque de blessures.
2 bis –  Un volume hebdomadaire insuffisant sera un catalyseur encore plus important. Chaque stimulus risquant de dépasser les capacités du sportif.

Dans notre exemple

Le coach a très bien géré. Il aurait pu monter le volume en S36. C’est d’ailleurs ce qui se fait classiquement (la fameuse pyramide). Il a préféré baisser de manière importante le volume. Cette baisse a favorisé les adaptations de l’organisme. Elle lui a permis d’assimiler le travail fourni en S34 et S35.
Cette baisse lui a permis de remonter le volume en S37 et S38.
In fine, le volume global sur les cinq semaines est important avec des niveaux de fatigue, de dynamisme, et de récupération propices à un travail technique et tactique profitable.
Il est certain qu’une hausse en S36 aurait vu le nombre de blessures augmenter. C’est le constat que nous faisons systématiquement.

Le coach a bien mis en oeuvre le principe de variété.
Principe qui, pour rappel, est basé sur les oscillations sinusoïdales qui caractérisent le fonctionnement de notre corps. Oscillations que l’homéostasie et de la chronobiologie mettent en évidence notamment. Dans son cas, le coach a su trouvé la bonne période de l’oscillation.

Une autre approche de l’entrainement.

Une approche stratégique qui ne se centre pas sur la charge mais sur les relations entre les efforts et les effets pour mettre le sportif dans une zone d’activation optimale pour développer la maitrise technique et la maitrise tactique.

 

Des efforts prévus et des efforts perçus (suite)

Les entraineurs habiles s’étaient fait la remarque.
Des effets linéaires pour des efforts linéaires ?
Bien sûr que c’est possible !
Que oui !
 

Avec un autre groupe, j’ai repris le même protocole. Par contre j’ai ajusté, calibré, les temps de récupération, c’est-à-dire que je les ai fait varier pour obtenir le plus possible des perceptions linéaires à chaque variation de vitesse du 200 mètres.

De 1’15 à 8 km/h, je suis allé progressivement jusqu’à 5 minutes pour 20, 19 et 18 km/h de la phase descendante. Puis je suis redescendu progressivement à 1’15 pour la fin de l’exercice.


En ajustant les temps de récupération aux intensités proposées, il est donc parfaitement possible d’avoir des effets plus proches des efforts prévus.
 

Des niveaux d’intensités relatives élevées et variées doivent donc vous amener à faire varier vos temps de récupération dans la série et dans la séance, en fonction des capacités du moment des sportifs (on le voit ici, une différence importante existe entre les filles et les garçons).

Avoir des temps de récupération constants n’est ni pertinent, ni efficace. Les ratios temps de travail/temps de récupération doivent intégrer les intensités des efforts.

Comment ai-je fait ?
Mais c’est très simple !
Je suis certain que vous le faites aussi.

J’ai attendu que chaque étudiant retourne juste dessous la limite d’aisance ventilatoire. Qu’ils ne soient plus vraiment essoufflés.
Une régulation à l’oeil !
Rien ne remplace un entraineur, sa présence sur le terrain.
Mais ça vous le savez.
Aucune technologie ne peut le faire, car elle n’est n’est jamais systémique et peut vous tromper.
L’inertie ?
Elle est inévitable. Elle est liée au fonctionnement de notre organisme. Il n’est ainsi pas possible de déplacer une masse sanguine suffisante pour répondre notamment aux exigences et contraintes métaboliques en une seconde. La vasomotricité, le débit sanguin, la viscosité, nécessitent quelques dizaines de secondes.
C’est la raison d’être du métabolisme anaérobie.
Elle est donc plus ou moins rapide suivant le niveau d’expertise. Un expert a une inertie très courte (de l’ordre de 30 secondes), un débutant a une inertie plus longue (qui peut durer plusieurs minutes). Cela conditionne la capacité à enchainer les efforts.
 

Tous ces constats doivent vous inciter à vous interroger sur la pertinence de proposer du renforcement musculaire par répétitions comme on peut le voir hélas dans 99% des programmes proposés.

Mais ça, c’est une autre « étude » que je vais bientôt vous livrer. Vous verrez que proposer N séries de X répétitions peut amener des sportifs à avoir des temps de travail très différents et donc des effets qui peuvent aller de la régénération, à l’entretien, au développement.

Bien à vous

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Où comment ne pas voir les effets différés de pratiques ne respectant le principe de spécificité.

Certains préparateurs physiques ne sont pas assez vigilants (je vais le dire comme ça, pour ménager les susceptibilités)

Oui, oui. Vigilants.

Ils sont dans le toujours plus vite, le toujours plus intense, le toujours plus fort, le toujours plus haut …

Attention

Ces intentions peuvent sembler fort louables, mais elles ont des effets pervers fort préjudiciables.

Souvenez-vous de vos cours sur les relations intensité-durée, les relations puissance-maitrise:
– Plus tu cours vite, moins tu le fais longtemps.
– Plus tu est proche de tes records en force, moins tu peux le répéter …
– Plus tu es proche de tes limites, moins tu maitrises.

Une erreur serait de croire que parce que ton record évolue, ta capacité à répéter longtemps aux pourcentages inférieurs augmente.

C’est faux. Totalement faux. Ceux qui entrainent et ont cherché à le savoir l’ont constaté.

N’oubliez pas qu’un match de rugby, de football, de basket, de volley, de badminton, de tennis … cela ne dure pas 1 minutes, encore moins quelques secondes. La priorité c’est de durer.
Ici encore, les compétences didactiques du préparateurs physique sont déterminantes.

Problème !

Il n’a jamais été formé dans ce domaine. Il n’a en sa possession aucun outil épistémologique pour modéliser son sport. Alors il s’accroche aux clichés et caricatures vu ici et là. Il ne réfléchis pas, il applique.
Cela lui serait bien plus profitable que beaucoup d’autres pseudos compétences, certes plus « fun » et plus « bankable ».

S’entrainer à battre ses records en préparation physique (VMA, vitesse, CMJ, SJ, sprint …) ?

Je ne suis pas certain que ce soit profitable dans les sports à périodisation multiples, même à périodisation simple. Pas convaincu du tout. J’en suis même … sûr !

Pire. Ces tests sont-ils pertinents pour mesurer les variations de capacité de performance ?
J’en doute beaucoup.

Regardez ce qui s’est passé en EPS depuis 45 ans. A ne privilégier que le « vite », le « bien », on perd le « longtemps ». Et cela conduit à ça : http://www.lemonde.fr/…/avec-le-test-du-bip-bip-on-acheve-b…
Ceux qui sont venu à notre formation ont été sensibilisés à ce problème. Ils ont accès aux études de Tomkinson.

S’entrainer toujours plus, oui, mais pas n’importe comment !!!

Les deux conseils du jour pour les sports collectifs

En période de préparation , garde-toi bien de :

1- mettre le « pic » d’activation plus de 2 semaines après la reprise.
2- ne pas avoir de « pic » d’activation significativement plus haut qu’une semaine de compétition.

Sinon …

Et voilà ! Merci. Ca fait du bien

Une courte citation de L. Jardim dans Vestiaires qui en dit long, et à laquelle j’adhère pleinement.

Tout le monde n’a pas les mêmes priorités.

Certains veulent que les footballeurs courent toujours plus, toujours plus vite, toujours plus longtemps, en faire des marathoniens croisés avec des sprinters, façon décathlon.

D’autres pensent qu’ils doivent maitriser toujours mieux le ballon et qu’ils doivent savoir où se déplacer avec économie et aux bons moments. Que c’est donc le ballon qui doit aller vite.

La vrai compétence, c’est savoir faire des choix pertinents

Savoir ce qui est prioritaire, ce qui est secondaire, ce qui est accessoire, pour savoir dans quels domaines tu dois passer le plus de temps (sur le terrain ? sur la « piste » ? en salle de musculation ?).

On mesure ici toute l’importance d’être un préparateur physique expert du football et d’être un expert de la planification, de la périodisation et de la programmation.

Moins les footballeurs courent plus la saison sera facile, plus les risques sont réduits.

La formation de la FFF est donc très cohérente : tu es entraineur, on te spécialise pour devenir préparateur physique.

La L3 ES STAPS avec le supplément au diplôme Football aussi. Elle donne des équivalences avec les diplômes fédéraux.

Les deux seules formations en football qui sont selon moi en phase avec la réalité du football et du footballeur.

Principes de continuité et de progressivité : de l’utilité des moyennes mobiles

Puisque vous êtes sympas, détendus par ce beau temps, en pleine préparation de la saison qui vient, un autre petit « truc » simple pour vérifier les principes de continuité et de progressivité.

Je vous passe la littérature scientifique sur le sujet, elle est abondante. Pour ceux que ça intéresse, n’hésitez pas, venez à notre formation, nous vous expliquerons entre autres toutes les subtilités théoriques et pratiques de ces deux principes appliqués à votre sport et vos sportifs.

REVENONS A NOTRE SUJET

COURBE ROUGE. Vous avez les durées quotidiennes d’un sportif sur une période de 30 jours (histogramme noir). A l’oeil, vous le voyez bien, la tendance est croissante et assez régulière. Mais parfois votre oeil ne sera pas capable de percevoir la tendance. Surtout sur des périodes plus longues de plusieurs semaines.

C’est ici que les moyennes mobiles exponentielles (MME) ont un intérêt. Celle que vous voyez en rouge est une MME 7 jours. La verte est une MME de 21 jours.

Vous l’avez remarquez, plus la période est longue plus elle lisse la tendance.

Utiliser une période courte et une période longue sera donc toujours important pour détecter les micro-tendances et les macro-tendances. Ce sera très utile pour différencier les périodes de préparation, de pré-compétition, de compétition , de régénération.
Avec des MME vous pourrez donc aisément constater de la continuité et de la progressivité.

ÇA VA ? VOUS AVEZ PIGÉ ?
MAIS ATTENTION.
OUI, ATTENTIOOOOOOOONNNNNNNNN !

Ce que vous montre le graphique 1, c’est l’évolution des durées quotidiennes d’entrainement. Vous avez été d’accord pour dire qu’elles augmentaient.
Ok, c’est bien. C’est super.
Mais …
Parce qu’il y a un « mais ».
Les durées peuvent être leurre (autrement formulé, un piège à con)

Là, vous vous demandez bien ce que je veux dire.

ALLEZ, REGARDEZ LA COURBE ORANGE

Vous y retrouvez les durées quotidiennes, mais aussi les données de maîtrise technique perçue par votre sportif. Rien de plus normal, vous lui avez demandé comment il se sentait pour voir si vos entrainements produisaient des effets à ce niveau.
Quand on estime son sportif, on le respecte. On est dans l’humain. Le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux.

ET LÀ, SURPRISE ! DÉSAGRÉABLE SURPRISE !

Comme les durées quotidiennes augmentent, votre sportif s’entraine plus, et donc son niveau de maitrise s’améliore (normalement. Lol).
Et il est là votre problème.
Pour la durée, vous respectez les principes de continuité et de progressivité …
mais VOUS NE RESPECTEZ PLUS LE PRINCIPE DE PROGRESSIVITÉ pour la maîtrise technique. Aie !

REGARDEZ LA COURBE ORANGE (MME maitrise technique).
COMPAREZ LÀ AVEC LA COURBE ROUGE (durée).

Ce n’est pas difficile de comprendre qu’il y a un souci, et surtout de trouver où est le problème. Vous avez oubliez d’ajuster vos contenus d’entrainement.

Et après vous ne comprenez pas pourquoi votre sportif ne performe pas, ne progresse plus, se blesse.

Mais c’est simplement parce que vous n’avez aucun repère sur ses progressions techniques, tactiques, sur son sommeil, sur sa confiance en lui, sur son plaisir, sur son bien-être familial, etc, etc.

Vous êtes un borgne malvoyant (pire un aveugle) parce que vous n’utilisez que vos yeux à vous et quelques malheureux tests de temps en temps.

Vous êtes un moutardier qui pensez pouvoir réguler les effets des efforts de votre sportif sur la simple base de quelques technologies, de vos perceptions, mais pas des siennes.

SI VOUS AVIEZ SES PERCEPTIONS …

… tous les jours, et quelques outils statistiques simples, vous auriez vu en temps et en heure qu’il fallait calibrer vos contenus. Ça, TrainingLoad Pro le fait. En plus c’est gratuit 😉

Quand on estime son sportif, on le respecte. On lui demande d’exprimer ses perceptions, sa subjectivité. On ne le prend pour un support de technologies embarquées (qui d’ailleurs soit-dit en passant ne vous donneront pas ses informations). On est dans l’humain.

Arrêtons de considérer le sportif comme une masse neuro-musculo-squelettique qu’il faudrait ajuster, calibrer selon des pseudos standards définis par on ne sait qui, on ne sait quand. Quelques préparateurs physiques, quelques kinés ressemblent beaucoup plus à des garagistes qui jouent avec des pièces de Mécano qu’ils tentent d’haubaner avec des élastiques, de stimuler avec des électrodes, qu’à des entraineurs, des éducateurs, des personnels médicaux.

VOUS LE CONSTATEZ

… il n’est pas si compliqué que cela de vérifier les principes séculaires. Des déciles, des moyennes mobiles …

Le data-mining ?

Sans un expert métier à l’analyse, vous le comprenez, il ne sert à rien. C’est même contre-productif car vous aurez des corrélations par wagons.

Des causalités ?

Des logiciels qui font tout à votre place avec des algorithms jupitériens ?

Mdr

Pour les autres outils, les intérêts, les limites, les subtilités, les stratégies associées, c’est dans notre formation. Du théorique, bien sûr, mais beaucoup de pratique, de cas concrets.

Principe de variété : les déciles et les rapports inter-déciles

Répéter un même entraînement, de mêmes contenus, ne produira pas les mêmes effets. Ils diminueront graduellement, de manière exponentielle, avec le nombre de répétitions, avec les jours et les semaines.

De nombreuses études scientifiques démontrent qu’il faut varier la charge, le volume, l’intensité, et la fréquence. Avec l’expertise, l’avancement dans la carrière, c’est encore plus important.

VARIER, C’EST :

Différencier et organiser dans le temps :
– les volumes,
– les intensités,
– les fréquences,
– les récupérations,
– les niveaux de fatigue,
– les niveaux de difficultés techniques, tactiques
– les niveaux de plaisir, d’humeur,
– les niveaux de stress, d’angoisse ..
– les niveaux de bien être …
pour que les sommes, les moyennes, les écarts-types mais surtout les rapports inter-déciles ne soient pas identiques.

Les stratégie d’organisation renvoie aux différentes niveaux de structurations :
– le microcycle
– le mésocycle
– le macrocycle

REGARDEZ CET EXEMPLE

Un plan 1 et un plan 2.

Sur une période de 20 semaines:

  • EXACTEMENT LE MEME TOTAL de charge d’entrainement: 52 753 points 
  • UNE MOYENNE AUSSI IDENTIQUE: 2 638 points.

Par contre des écart-types différents. Mais ces derniers ne donnent pas une idée suffisamment précise de la variation.

LES DÉCILES ET LES RAPPORTS INTER-DÉCILES nous donnent des informations plus intéressantes.

LE PLAN 2 VARIE BEAUCOUP PLUS les charges

Le plan 2 a une charge maximale plus élevée (3 934 vs 3 485 points) et une charge minimale plus basse (1 771 vs 3 131)

Vous pouvez voir sur le graphique 1 que la distribution des charges est plus étendue dans le plan 2 que dans le plan 1.

Les écarts entre déciles entre le plan 1 et le plan 2 sont très importants, caractéristiques d’une plus grande variété et donc de PROGRÈS PLUS GRANDS, ET DE RISQUE DE BLESSURES PLUS FAIBLES.

Les rapports entre D9 et D1, entre D9 et D5, engre D5 et D1 vont vous donner une idée des variations globales, en partie haute et en partie basse.

Vous le voyez

Un même total de charge, une même moyenne hebdomadaire, et un écart-type ne donnent qu’UNE TRÈS FAIBLE IDÉE DES STRATÉGIES d’entrainement, sans parler des contenus proposés.

Pourtant cela n’empêche pas certains chercheurs d’accuser la charge et ses variations de tous les maux en termes de blessures.
Il faut être un brin culotté pour le faire
.

Si vous ne faites pas une distribution statistique ordonnée en N groupes d’effectifs égaux (dans notre cas, 10), vous ne pouvez pas cibler la charge comme responsable soit de la performance, soit des blessures, même avec un ratio. VOUS NE POUVEZ RIEN DIRE.

Je suis aussi effaré de voir que certains ne comprennent pas la différence entre planifier, périodiser et programmer. Cela en dit très long sur leur connaissance du domaine, ce qui hélas ne les empêche pas le plus souvent de s’exprimer sur le sujet. C’est souvent symptomatique d’un effet de surconfiance (effet Dunning-Kruger) (mdr)

PLANIFIER, dans notre exemple …

C’est définir les valeurs maximales, valeurs minimales, les rapports inter-déciles que l’on souhaite atteindre pour chaque sportif, au regard de son antériorité, de ses capacités, pour la saison à venir et les saisons suivantes.

PÉRIODISER …

C’est définir les structurations temporelles des variations, les périodes où l’on doit atteindre les valeurs maximales, des valeurs minimales. Ces structurations s’expriment en dates, en nombre de jours, en nombre de semaines.

PROGRAMMER…

C’est définir et mettre en oeuvre les stratégies de distribution les plus efficaces pour y arriver. Ces stratégies précisent comment doivent se succéder les charges pour résoudre les obstacles à franchir permettant d’atteindre les objectifs.

C’est faire cela pour chaque facteur de la performance.
Ceux qui sont prioritaires, secondaires, même accessoires.

On est donc très très loin d’un verbiage théorique. On est dans l’exercice intellectuel préalable indispensable à tout plan efficace, à toute conception de contenus individualisés, spécifiques. Un temps long mais essentiel.

Ne pas le faire ne veut pas dire que c’est inutile.
Ne pas le faire ne donne pas le droit de dénigrer ceux qui le font.
Ne pas le faire veut très souvent dire qu’on ne sait pas le faire.
C’est marrant de voir que certains personnes s’enflamment, revendiquent de l’exactitude, de la précision pour la rotation d’un molécule, la structure d’un tendon, la chronaxie … c’est-à-dire ce qui touche au microscopique, et qu’ils pensent que planifier, périodiser, programmer c’est du vent parce qu’on est dans le macroscopique, le systémique, le multifactoriel.

Personnellement je l’ouvre, je critique, je « logorrhe », mais je propose, je montre ce que nous faisons, je partage. Par contre je n’ai pas l’impression que d’autres « critiques », d’autres ‘grandes gueules » soient dans cette même perspective. Ils « vocifèrent », ils « aboient », ils « s’offusquent », mais ils ne montrent rien de concret. Pourquoi ? Je crois avoir une idée (mdr).

Vous le voyez, ce n’est pas si compliqué avec les déciles.
Avec un tableur et la fonction centile(), c’est à la portée de tout le monde.
Notre web-app le fait, bien sûr.

Notre formation vous apprendra toutes les subtilités de la planification, de la périodisation et de la programmation sur la base d’exemples réellement mis en place sur des saisons complètes dans plusieurs sports. Du jamais vu, dans aucun livre.

Jusqu’à preuve du contraire.

Bien à vous, à bientôt pour un nouveau « principe séculaire » poli, taillé par nos anciens.

Quand tu ne maîtrises pas parfaitement les principes séculaires de l’ entrainement

Ces principaux sont :

1- le PRINCIPE DE CONTINUITÉ-RÉVERSIBILITÉ :

Il faut pratiquer régulièrement pour continuer à obtenir des effets significatifs

2- le PRINCIPE DE PROGRESSIVITÉ :

Il faut réajuster régulièrement les efforts pour continuer à obtenir des effets significatifs

3- le PRINCIPE DE VARIÉTÉ :

Il faut régulièrement apporter de la nouveauté pour continuer à obtenir des effets significatifs

4- le PRINCIPE DE SPÉCIFICITÉ :

Il faut régulièrement proposer des entrainements spécifiques pour produire les effets les plus importants.

5- le PRINCIPE D’INDIVIDUALISATION :

Il faut toujours tenir compte des aptitudes et des capacités du moment du sportif pour produire les effets les plus importants.

Principes pour lesquels les chercheurs ont publié en quantité importante sans jamais les remettre en cause, bien au contraire.

Alors tu parles …

comme s’ils étaient des nouveautés incontournables, « d’entrainement fonctionnel », « d’entrainement prophylactique », de « prévention », de « cross training » … qui ne sont pourtant simplement que des combinaisons de deux ou plusieurs de ces principes polis, taillés par des siècles de pratiques d’entraineurs passionnés, bénévoles, professionnels.

Tu ne peux donc pas …

maitriser la planification, la programmation, la périodisation.

Tu ne quantifies peu ou pas les efforts, les effets cumulés différés et leurs environnements de réalisation.
Tu n’as pas de carnet d’entrainement non plus où tout est consigné pour ne pas oublier les faits, pour ne pas les transcender avec le temps, pour objectiver leurs variations.
Tu oublies que prévenir, c’est avant tout et surtout entrainer correctement.

Tu oublies beaucoup trop souvent qu’entrainer c’est …

« Préparer méthodiquement un sportif à une épreuve, à une activité sportive ou à une compétition, en le soumettant à un régime spécial approprié et à des exercices progressifs et réguliers » (définition du CNRTL)

De lui associer sans cesse des adjectifs, qui plus est anglais, ne renforce pas nécessairement sa compréhension, au contraire.

MAIS DIS NOUS DONC PLUTOT QUELS SONT LES OUTILS QUI TE PERMETTENT DE VÉRIFIER :

– le principe de continuité-réversibilité ?
– le principe de progressivité ?
– le principe de variété ?
– le principe de spécificité ?
– le principe d’individualisation ?

Dis nous ! Oui dis nous donc.
Mais pourquoi personne ne dit comment concrètement il fait ?

Est-ce vraiment si secret ?
Ou la raison est-elle plus simple, plus inquiétante ?

Entrainer, c’est maîtriser les outils et les connaissances qui permettent de vérifier chaque jour ces principes.

Personnellement, j’oublie certainement trop souvent qu’aujourd’hui :
– le faire-savoir a plus d’importance que le savoir-faire,
– qu’informer à plus d’importance que former,
– que dire à plus d’importance que faire,
– et que chanter (cigale) est plus important que travailler (fourmi)

Ah les grand diseux, ils sont souvent des petit faiseux.
Et qu’il est plus facile de s’auto-déclarer expert d’un élastique, d’une masse, d’un muscle, d’une molécule, de faire le « clown » devant un objectif de caméra … que de maitriser les effets cumulés différés de tous les efforts du pratiquant et d’expliquer comment on tente de le faire, dans le détail.

Allez, dis nous !

Hélas, tu dis trop souvent : « Ce n’est pas possible ».
Alors que tu devrais dire plus honnêtement : « Je n’y arrive pas ».

Ce n’est que mon avis, celui d’un agité, bien à vous

« Rien n’est si dangereux qu’un ignorant ami. Mieux vaudrait un sage ennemi. » (L’ours et l’amateur des jardins. Jean de La Fontaine)

Planifier, programmer, périodiser : notre guide (2) 

Et maintenant, on fait comment concrètement ?

Parce que jusqu’à présent, morin t’es bien gentil, mais ça ressemble aux blablas théoriques qu’on se tape à hue et à dia, sous forme de diaporamas, dans tous les organismes de formation.

Comment bien préparer et bien gérer sa saison ?

Pour chaque marqueur, pour chaque test, nous avons fait plusieurs « remue-méninges », qui évidemment, vous l’avez compris nécessitent :

  • une très grande maîtrise de l’activité,
  • une très grande connaissance des actions et réactions des joueurs (pas seulement physiologiques ou biomécaniques, mais aussi psychologiques, sociologiques, spirituelles …),
  • une très forte connaissance des systèmes de contraintes (vie personnelle, vie professionnelle …)

Des niveaux de maîtrise qui nécessitent, qui imposent, bien évidemment un fonctionnement collégial.

Pour brest, c’est donc JM Furlan et ses adjoints les experts « football », Tthomas Joubert l’adjoint-expert de la préparation physique, Cécile Traverse l’experte de ce qui se passe de la « tête », le staff médical les experts quand c’est « cassé », le staff administratif les experts de la logistique et du recrutement …

Si vous connaissez quelqu’un qui affirme maitriser toutes ses thématiques, n’hésitez pas à me communiquer ses coordonnées que j’aille à ses « formations » et que j’achète sa « bible ».

Nous avons patiemment testé les variations qui conduisent à être, selon nous, le plus performant à la reprise mais aussi durant le championnat, à pouvoir identifier, à défaut de résoudre, les facteurs qui réduisent significativement la capacité de performance.

Nous ne sommes pas des devins. Nous avons humblement collecté et lu des centaines d’articles scientifiques, des dizaines de reviews, mais surtout échangés avec de nombreux « vieux » entraineurs, dans beaucoup de sports, avec des sportifs. On s’enrichit toujours des pratiques des autres. Croie qu’on détient la méthode qui marche, c’est déjà avouer qu’on ne sait pas.
Des « « remue-méninges » », donc, sur les types de variations, sur les valeurs de référence (seuils mini et maxi) les plus efficaces au regard des stratégies mises en place réellement par les entraineurs.

Notre stratégie de préparation d’avant saison sur cinq semaines ?

La voilà en résumé.

Ce sont nos caps à suivre, marqueur par marqueur. Ils n’y sont pas tous.
Il arrive que le cap nécessite d’être redéfini, mais à la marge.
Avec ces caps à suivre, avec nos joueurs, dans notre contexte, nous pensons que nous aborderons au mieux (au moins mauvais !) La nouvelle saison.

La difficulté pour l’entraineur ?

Vous l’avouerez, c’est original. Pas de vma, pas de rm … Tous ces tests ne sont pas nécessaires. Pas inutiles certes, mais pas indispensables. Souvenez-vous du post précédent : « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ».

Ce qui nous semble primordial à suivre ?

Les effets cumulés différés des efforts dans leurs systèmes de contraintes. C’est-à-dire leur expression dans les différents marqueurs que nous suivons.
Le sommeil n’est pas bon. C’est bien. Mais le plus important est de savoir pourquoi ?
La capacité à enchaîner les efforts n’est pas bonne ? C’est bien. Mais le plus important est de savoir pourquoi ?
Etc, etc.

Pourquoi c’est difficile (pour les entraineurs débutants et initiés) et facile (pour les entraineurs experts) ?

Parce que trouver, concevoir, les exercices, les formats pédagogiques qui vont produire réellement ces variations et respecter notre guide d’entrainement demande de multiples et longues expériences de terrain.

L’exercice est alors conçu pour faire varier les marqueurs dans les sens souhaités.
Vous l’avez compris, un même exercice, avec les mêmes consignes techniques peut produire des effets différents. Simplement en changeant le ratio temps de travail – temps de récupération.
Également, les mêmes joueurs, les mêmes exercices, les mêmes consignes, mais avec des conditions météorologiques différentes, avec un classement de l’équipe différent, changeront les effets.
Tout cela nécessite du temps, de la réflexion qui demande des dizaines d’années. Sinon ce n’est que littérature.

Vous le voyez, sans suivi quotidien de nombreux marqueurs, sur les facteurs qui nous estimons avoir une influence prioritaire sur la performance, ce n’est pas possible. Sans implication des joueurs, non plus.

Les stratégies à privilégier

Nous nous sommes construits un outil d’aide à la décision simple : le score de capacité à performer (s’adapter).
Thomas JoubertDominique DuvivierPierre-Yves Jeuland voulaient un « truc » simple, synthétique, qui les aide au quotidien, pas une usine à gaz et encore moins un microscope.
Nous avons donc ensemble dans l’ombre, de nombreuses années, bossés, fait, défait, refait, re-défait …

Vous comprenez mieux pourquoi il nous fallait des données chaque jour, pourquoi il nous en fallait beaucoup, pourquoi nous avions de mesurer l’intérêt de beaucoup de tests, dans beaucoup de sports, suivant le niveau des pratiquants ?

Basé sur plusieurs marqueurs, le score permet de connaitre les variations de niveau d’activation produit par les efforts dans leurs systèmes de contraintes.

Un jeu de couleurs facilite la mise en oeuvre des principes séculaires de l’entrainement éprouvés des milliers d’entraineurs depuis des siècles.

Pourquoi c’est très apprécié des entraineurs et des sportifs ?

Simplement parce que cela :

  • donne des caps à suivre facilement identifiables, des caps
    en phase avec les réalités sportive, personnelle,
    professionnelle de chaque sportif.
  • permet l’utilisation de beaucoup de stratégies
  • permet d’utiliser beaucoup d’exercices différents pour
    atteindre les mêmes caps.
  • met en évidence l’importance les compétences
    pédagogiques, d’animation
  • inscrit les entraineurs dans une démarche de réflexion et
    d’amélioration continue de leurs pratiques, de leurs
    connaissances, de leurs stratégies, sans complexer
    vis-à-vis de « théoriciens »
  • démystifie les soi-disants méthodes, exercices et outils
    « incontournables », indispensables.
  • démasque les enfumeurs :
  • ceux qui vous disent qu’il faut faire 10 répétitions et
    pas 11, des récupérations de 1’30 sans savoir pourquoi.
  • ceux qui vous disent de faire du 30-30 et pas
    du 29-29, et d’en faire 3 séries sans pouvoir justifier.
  • qui vous vendent des tests sans avoir vérifier leur
    validité, leur sensibilité, leur spécificité.
  • qui vous disent développer l’aérobie et vous donne tous
    les contenus exprimés en mètres.
  • etc.
Une autre approche